Définition
Règles du jeu
Le but du jeu est d’obtenir la meilleure combinaison de cinq cartes, la main, afin de remporter l’ensemble des mises, le pot.
Les séquences de jeu alternent distribution de cartes et tours d’enchères. La manière de distribuer les cartes et d’organiser les tours d’enchères détermine la variante du jeu.
Lors d’un tour d’enchères, chaque joueur peut, à son tour :
- Se coucher ou passer (en anglais, fold) : le joueur laisse ses cartes au milieu de la table et ne joue plus jusqu’à la donne suivante ;
- Suivre ou voir (call ou see) : le joueur mise avec ses jetons afin de mettre dans le pot une somme égale à la dernière enchère. Si son tapis est inférieur à la somme nécessaire pour atteindre la dernière enchère, il peut rester en jeu à condition de miser la totalité des jetons qui lui restent : on dit alors qu’il fait tapis.
- Relancer (raise) : le joueur augmente les enchères et mise une somme supérieure à la dernière enchère. Une relance après une première relance est une sur-relance ;
- Parole (check) : dans le cas où aucune enchère n’a encore été faite dans le tour, le joueur peut rester en jeu en donnant la parole au joueur suivant, sans rien miser. Lorsque le dernier joueur du tour annonce « parole », on dit qu’il obtient une carte gratuite, puisque la prochaine carte distribuée ne lui coûte aucune enchère.
- Tapis (All-in) : le joueur qui n’a plus assez de jetons pour suivre mise la totalité de ce qui lui reste. Cela lui permet de participer à l’enchère en cours mais s’il perd, il est éliminé. En cas de victoire, il ne remporte les mises des autres joueurs qu’à hauteur de son tapis, le reste des enchères étant remporté par le joueur ayant la deuxième meilleure main (et ainsi de suite). Un joueur peut également faire tapis lors d’une relance ou une sur-relance.
Note : en principe, on ne joue qu’avec ce qui se trouve sur la table. Il n’est pas possible d’acheter des jetons supplémentaires au cours d’une enchère.
La partie se termine lorsque :
- il ne reste plus qu’un joueur en jeu. Il remporte alors le pot sans même avoir à montrer son jeu ;
- il n’y a plus de tour de mise. On passe alors à l’abattage (showdown), phase où les mains des joueurs encore en lice sont comparées pour déterminer le détenteur de la meilleure. En cas d’égalité, le pot est partagé équitablement entre les gagnants.
Abréviations des cartes
Le poker étant un jeu international, les abréviations utilisées couramment sont d’origine anglophone. Néanmoins, leur équivalent francophone existe et ne doit pas être confondu.
| Valeur | As | Roi | Dame | Valet | 10 | Autres |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Français | A | R | D | V | T | valeur faciale |
| Anglais | Ace | King | Queen | Jack | Ten |
| Couleur | Pique | Cœur | Carreau | Trèfle |
|---|---|---|---|---|
| Français | p | c | k | t |
| Anglais | spades | hearts | diamonds | clubs |
| Main | |
|---|---|
| Français | Rp2kDk9cTt |
| Anglais | Ks2dQd9hTc |
Valeur des cartes
Les cartes sont, par force croissante : Deux, Trois, Quatre, Cinq, Six, Sept, Huit, Neuf, Dix, Valet, Dame, Roi, As. Mais il faut noter que ces valeurs sont arbitraires. Il est en effet aussi difficile d’obtenir un As qu’un Deux.
Bien que l’As soit la carte la plus forte, il peut être utilisé pour débuter ou finir une quinte.
- Au départ, avec As/Deux/Trois/Quatre/Cinq pour former la plus faible quinte appelée « quinte blanche ».
- À la fin, avec Dix/Valet/Dame/Roi/As pour former la plus forte quinte dite « à l’As ».
A noter que tous les joueurs n’utilisent pas cette règle et que certains ne reconnaissent à l’as que sa valeur de carte supérieure au Roi.
Au poker, les couleurs (pique, trèfle, carreau, cœur) sont de force identique.
Les mains au poker
Dans le jeu classique (sans joker ni cartes rajoutées) les mains, ou combinaisons possibles, de la plus faible à la plus forte sont :
Deux mains « carte haute » sont départagées en fonction de la meilleure carte présente. Si ça ne suffit pas, on tient compte des hauteurs des secondes meilleures cartes, et ainsi de suite jusqu’à la cinquième carte. Deux couleurs sont départagées suivant le même principe que la « carte haute ».
Dans le cas de deux quintes, c’est la hauteur de la quinte qui permet le départage. Si la quinte 5 4 3 2 As est acceptée, elle est la plus faible des quintes.
Lorsque deux paires, deux brelans ou deux carrés s’affrontent, c’est celui ou celle de la valeur la plus élevée qui l’emporte. En cas d’égalité[1], le départage se fait sur le principe de carte haute appliqué aux cartes restantes.
Deux double paires se départagent ainsi : paire la plus forte de chacun, puis l’autre paire, puis la cinquième carte, appelée le kicker.
Dans le cas de deux full, le départage se fait sur la hauteur du brelan, puis de la paire[1].
On peut calculer la probabilité d’avoir chacune de ces mains.
Les variantes du poker
les familles de poker
Il existe 3 grandes familles de variantes du poker.
Le Hold’em
Dans ces variantes, une partie des cartes est commune et donc ouverte, - montrée -, flop, tournant (turn), et rivière (river) ; et une autre est privative et fermée, - cachée -, pocket cards.
- Le Texas hold’em, Hold’em, ou Vegas
- Le Double Hold’em, ou Double Flop Hold’em
- L’Omaha
- L’Aviation
- Le Courchevel
- L’Irish
- Le Crazy Pineapple, ou Pineapple
Le Stud
Pour ces variantes, toutes les cartes sont privatives, mais une partie est ouverte, une autre est fermée
- Le Stud à cinq cartes, Stud 5, ou Kid
- Le Stud à sept cartes, Stud 7, ou Seven Stud
- Le Nullot
- Le Razz, ou Stud 7 low
le Poker fermé
L’ensemble des cartes est privative et fermée
- Le Poker fermé, ou Draw
- Le Nullot fermé
- le Deuce to 7, ou Kansas City Lowball
- le Ace to 5, ou California Lowball
Source de la définition : Wikipédia


